Sandra Ancelot

est artiste plasticienne, performer, enseignante, chercheur.

Rôle au sein du collectif : auteure, dessinatrice en mouvements.
Elle considère l’art comme une expérience. Elle génère des projets qui conjuguent plusieurs formes d’expressions et de réflexions, cherchant, au travers de l’hybridation, à questionner et observer la capacité d’entendement et de perception. Au coeur de son travail, l’étude des notions « d’habiter » qu’elle entreprend à diverses échelles celle de l’intime liée à l’espace de la perception et celle du territoire sensible.
Elle collabore dans ce sens avec des architectes et travaille au Maroc à la requalification d’habitats traditionnels, en France, en qualité de coloriste. Elle collabore en design avec Thomas Bleicher, designer produit et ils crées la lampe bulle, exposée au Centre Pompidou pour les 30 ans du VIA.
Pour ses pratiques artistiques, elle se met mouvement dans ses installations, puis se sert des déplacements pour mener des actions dessinées. Elle oriente sa recherche sur l’observation des processus de la création en donnant des conférences/performances et elle travaille les mouvements dessinés comme un outil de ré-enchantement du l’environnement.
Sa rencontre avec le cirque contemporain en 2010, ouvre ses champs d’explorations.
Sandra collabore avec la Galerie La Non-Maison. En 2015, elle est invitée à l’Institut de Monde Arabe, pour l’exposition Maroc Contemporain. En 2016 le collectif est convié au Générateur, Gentilly, aux « Solstices» en Belgique, au centre culturel Archivo de sueños à Fuendetodos en Espagne. Le collectif effectue de nombreuses résidences pour leurs recherches et l’écriture de la performance-spectacle «dessin aérien» programmée au festival du cirque de Marseille en 2017.
Sandra est engagée dans l’enseignement et la recherche, partageant ses champs d’investigations et ses modes opératoires, elle est maître assistant associé à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture. Elle intervient en école d’art dont l’Ecole Nationale des Arts du Cirque de Rosny.
www.sandraancelot.eu

Lucie Lastella

est artiste de cirque.

Rôle au sein du collectif : création, acrobaties et contorsions dessinées.
Dès son plus jeune âge, Lucie rencontre le cirque dans une petite école amateur qui lui amènera les fondements du spectacle à travers la culture du cirque nouveau qu’elle pratiquera toute sa jeunesse, accompagnée dans un même temps par la musique, le théâtre et les arts plastiques, autres domaines d’expression que Lucie affectionne particulièrement.
Amoureuse des arts et du partage, elle trouve dans la pratique du cirque une liberté de créer et de travailler son corps qui l’amène à tenter des formations supérieures telles que L’ENACR puis le CNAC. Réussissant non sans peine mais avec plaisir cette longue course à la formation, la voici lancée avec passion dans le monde du spectacle !
D’inspirations multiples et diverses, Lucie est portée dans sa démarche artistique et poétique par les œuvres d’Enki Bilal, les écrits de Gaston Bachelard, la musique d’Henry Purcell, les poèmes de William Blake, le travail de Wim Wanderkeybus, d’Anne Teresa de Keermaecker, de Roméo Castelluci, de Miet Warlop, de Jun’ Ya Ishigami, et bien d’autre encore...
Accompagnée comme depuis toujours par la curiosité et différents modes d’expression, Lucie rencontre dans sa vie des personnes qui vont profondément l’inspirer, artistes de cirque comme Nikolaus, Jean Baptiste André, penseurs comme Jean Michel Guy et Jean François Mattei, écrivains comme Renaud Ego et François Cervantes.
En 2013, elle découvre la pratique du cercle appelé Roue Cyr dans le domaine du cirque contemporain et y trouve dans cette forme simple et puissante et dans le tournoiement de l’équilibre, un partenaire mouvant sur scène, un duo expressif, acrobatique et symbolique.
A cette même époque, elle rencontre Sandra Ancelot et commence un travail d’échange et de création très intense duquel découle la création du Collectif du Dessin envolé.

Paul Warnery

est artiste de cirque et danseur.

Rôle au sein du collectif : création, poteur en contrepoids, danseur, inventeur de dispositifs scéniques.
Paul était un enfant un tantinet turbulent. Ses parents décident de canaliser son énergie en lui proposant de pratiquer la gymnastique. Ce qui fonctionne à peu près jusqu’à ses 12 ans. C’est l’âge auquel il décide de s’émanciper de cette ambiance trop stricte à son goût, pour ne pas gâcher sa jeunesse créative. Il reconnaîtra plus tard que ses années athlétiques lui auront apporté le bénéfice de capacités physiques et acrobatiques développées.
Triathlon, scoutisme et autres activités maritimes rythment alors son adolescence antiboise jusqu’en classe de première, où il rencontre le cirque à travers la Cie des Rêves Funambules et décide d’y consacrer une partie de sa vie.
Trapéziste d’un temps, Paul entre à l’Ecole nationale des arts du cirque de Rosny-sous-Bois (Enacr) en tant que porteur en cadre coréen. Face à une spécialité trop restreinte à son goût, huit mois plus tard, il décide de stopper ce travail. Il se sépare donc de sa mince voltigeuse pour se tourner vers les sangles. Sa formation le conduit au Centre national des arts du cirque de Châlons-en-Champagne (Cnac) avec cette nouvelle discipline. Tout en ayant rattrapé son retard technique, son corps commence à lui montrer des signes de fatigue précoces. De nombreux mois de convalescence conduisent Paul à changer sa manière de travailler et d’aborder ses mouvements sans aggraver sa blessure. A travers ses univers et son travail de personnage, il se rapproche alors de la danse, pratique que son dos douloureux lui autorise, puis développe peu à peu une recherche sur ce nouveau corps sensible en dansant. Constructeur intuitif, passionné de sciences et de chimie, bidouilleur et bricoleur depuis longtemps, Paul se voit proposer d’intégrer la formation «magie nouvelle» du Cnac pour lui permettre d’incorporer ses nouveaux savoir-faire au profit de sa créativité.
Il étudie au CND d’Angers.

Stephan Ink

est artiste sonore, musicien, producteur et ingénieur son.

Rôle au sein du collectif : auteur, musicien, création dispositifs sonores.
Pour ses créations sonores, Stephan mixe des sons organiques issus de field recordings, des sons électroniques et des captations des instruments qu’ils jouent, détourne en découvreur de tonalités. Sa passion de l’écoute l’oriente vers les pratiques performatives et l’improvisation. Il cherche des collaborations qui le sollicitent sur des territoires inconnus. Ces expériences et rencontres nourrissent son travail sonore et sa création. Sa pratique de l’improvisation performative le conduit vers le monde de l’Art contemporain au sein duquel, il propose des joutes sonores avec la poésie, la vidéo, les performances picturales, la photographie.
Il participe au duo poésie sonore long courrier, Les Trans-Atlantiques. Il a écrit avec Gautier Keyaerts la musique de la vidéo expérimentale « Le cinéaste et l’inverse » de la poète québécoise Annie Lafleur et du réalisateur belge Jonas Luyckx. Il crée avec Gautier Keyaerts le spectacle pluridisciplinaire « Boo! Forever » (hommage à Richard Brautigan). Il est invité par le collectif pluridisciplinaire Vertical Time avec la photographe française Sophie Le Béon et le poète/performeur Eric Therer.
Avec ce dernier sous le nom Ordinaire (duo de poésie sonore) ils mènent, entre autre, des actions « In situ series », basées uniquement sur l’utilisation de matériaux (textes, historique, sons, acoustique) disponibles sur le lieu de création.
En 2012 et 2013 Stephan est invité, comme musicien, à rejoindre de nouveau le collectif international à géomètrie variable 48 Cameras pour les albums « Right north, she said… » et « We could bring you silk in May ». En 2006, il crée avec Lucie Delhi le groupe Elephant Leaf, le premier opus sortira sur le label Canadien Chat Blanc Records de Pascal Asselin (a.k.a. Millimetrik). Suivent deux autres albums « Emotional Power »(2008) et « The taste of salt » (2009) qui sortiront sur leur propre label Tutuguri Music et donnera lieu à des collaborations avec les groupes anglais SonVer et Attrition. En France, dans les années 90, le duo signe deux albums sous le nom de View chez les Disques du Soleil et de l’Acier (Pascal Comelade, Sylvain Chauveau, Keiji Haino...). Ils participent aux compilations Heavenly Voices du label allemand Hyperium. En 1990 sous le nom de Vicious Circle, il co-compose, mixe et produit avec Lucie Dehli l’album « Barbed Wire Slides » signé sur le label anglais culte Some Bizarre (Einstürzende Neubauten, Soft Cell, Depeche Mode, Coil, Swans,…).

Stephan a collaboré comme ingénieur du son avec Youssou N’Dour, Keith Rowe, Aki Onda, Damo Suzuki, Laetitia Sadier, Emmanuelle Parrenin, Jean-Christophe Renault, Sophie Galet, Radu Malfatti, Dafne Vicente-Sandoval, Ghinzu...

Faire apparaitre par le moyen d’actions dessinées un état de l’espace environnant, avec comme objectif le réenchantement de ce territoire saisi.

Le collectif dessin envolé

Vincent Van Tilbeurgh

est créateur lumière, technicien de cirque, spécialité accroches aériennes, régisseur général.

Rôle au sein du collectif : porteur en contrepoids, création lumières, création et développement des dispositifs performatifs, technicien, sécurité.
Passionné d’escalade, Vincent Van Tilbeurgh transforme au fil du temps sa pratique sportive en « ballade verticale », c’est-à-dire, un déplacement défini par le plaisir tactile du rocher et la lecture de la voie en montagne, une forme de contemplation active. Vincent accompagne Serge Keuten, ancien danseur de l’Opéra de Paris, pendant dix ans. Cette rencontre et ces années de créations lumières et quelques fois plastiques, ont forgé une expérience des arts de la scènes. Il intègre la compagnie SOFA TRIO, basée à Budapest. Il y travaille comme créateur, régisseur. Il est régisseur général sur les spectacles de Jérôme Savary, Christian Rist, Pierre Pradinas. En 2000, il entre au Centre National des Arts du Cirque et découvre le Cirque Contemporain.
Entre 2006 et 2016 il est Directeur Technique de l’Ecole Nationale des Arts du Cirque de Rosny-Sous-Bois.
Il croise ses expériences et cherche des systèmes d’accroches pour des pratiques aériennes.

« L’oeuvre d’art est une forme, c’est-à-dire un mouvement arrivé à sa conclusion : en quelque sorte un infini contenu dans le fini. Sa totalité résulte de sa conclusion et doit donc être considérée non comme la fermeture d’une réalité statique et immobile, mais comme l’ouverture d’un infini qui s’est rassemblé dans une forme. »
Umberto Eco, La poétique de l’oeuvre ouverte, Extrait de L’oeuvre ouverte, Paris, éditions du point